Ces derniers temps, le mot à la mode le plus populaire semble être « rupture », un terme souvent utilisé pour décrire le moment où une innovation ou une nouvelle technologie interrompt un modèle d’entreprise existant. Comme nous l’avons vu, il n’existe aucun secteur qui puisse échapper aux ruptures provoquées par une technologie perturbatrice.

Bien que le terme de rupture suggère une déconnexion ou une perturbation, dans le domaine de la technologie, le terme n’implique pas vraiment une interruption des affaires mais plutôt une amélioration de l’efficacité et de la productivité.

Un secteur en particulier où la technologie de rupture fait de grosses vagues est celui de la finance. Des hypothèques aux prêts bancaires alternatifs, les ruptures apportent le luxe du choix à un secteur qui est habitué à être régenté par de grandes banques et des règles strictes.

L’un des secteurs financiers qui récolte les fruits de la rupture est celui du prêt alternatif. Des prêts hypothécaires aux prêts automobiles, en passant par les prêts aux petites entreprises, les prêteurs alternatifs offrent à ceux qui ont besoin d’un prêt, des taux très concurrentiels et des conditions souvent plus souples que celles offertes par les grandes institutions financières.

« Nous ne sommes actuellement pas assujettis à des lignes directrices sur les prêts à effet de levier et nous ne sommes pas critiqués comme le serait une banque. Cela nous permet de faire nos propres crédits, ce qui est une bonne chose. Nous n’avons pas à compter sur les organismes de régulation pour nous dire si c’est un bon ou un mauvais prêt », a déclaré Lauren Basmadjian, gestionnaire de portefeuille chez Octagon Finance. « Je ne pense pas que nous ayons jamais refusé un accord car nous pensions que cela ne passerait pas. »

La concurrence accrue dans le secteur des prêts est évidemment particulièrement favorable à ceux qui cherchent à obtenir des prêts.

En fait, grâce à de nombreuses innovations technologiques, les gens peuvent obtenir des prêts hypothécaires alternatifs beaucoup plus facilement qu’avant.

C’est parce que des entreprises de fintech (technologie financière) comme la société de Vancouver Mogo, offrent toutes les mêmes options de prêts hypothécaires dans une interface facile d’utilisation accessible via un ordinateur ou un smartphone.

Mogo, qui a commencé en offrant des prêts personnels en ligne, s’est récemment diversifié et élargi son activité au secteur hypothécaire après s’être enregistré comme courtier sous licence dans trois provinces. Le secret du passage au processus de prêt hypothécaire numérique réside dans la transparence, d’après le fondateur et chef de la direction Dave Feller.

« Si vous prenez une expérience hypothécaire typique, et que vous allez sur le site de n’importe quelle banque, tout est un mystère », a-t-il déclaré. « Nous détaillons vraiment l’ensemble du processus. »

Démystifier et simplifier sont deux des critères qui aident à définir la technologie de rupture. La création de processus plus simples, plus conviviaux, et dans lesquels il est plus facile de naviguer rend la technologie de rupture séduisante aux yeux des consommateurs et des entreprises.

Afin de mieux tirer leur épingle du jeu sur le marché de rupture, un certain nombre de banques au Canada et dans le monde entier investissent dans la prochaine vague de technologie financière perturbatrice. Cet effort pour l’innovation est également encouragé par les gouvernements locaux.

En octobre 2016, la Commission des Valeurs Mobilières de l’Ontario a créé LaunchPad, un carrefour de l’innovation qui permet de donner une chance aux entreprises technologiques ayant des modèles d’affaires en pleine croissance de se lancer en bénéficiant d’une supervision étroite et d’exemptions temporaires de réglementation.

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