Le marché volatile du logement au Canada est en train de bousculer les choses, aussi bien pour les emprunteurs que pour les prêteurs, en particulier les marchés immobiliers en plein essor de Toronto et de Vancouver.

Ce sont des moments difficiles pour les emprunteurs et les prêteurs. Les prêteurs traditionnels, tels que les banques et les sociétés de prêt alternatives, connaissent un changement radical.

En 2016, les nouvelles règles du gouvernement régissant le marché des prêts hypothécaires résidentiels rendent l’accès au prêt plus difficile pour les emprunteurs. Les nouvelles règles du « test de résistance » du gouvernement canadien exigent que les emprunteurs soient en mesure de payer leurs échéances au taux de 4,64 pour cent fixé pendant cinq ans pour être admissibles à un prêt hypothécaire assuré. C’est environ deux pour cent de plus que ce que les banques offrent actuellement.

« Cela pourrait briser plus de rêves d’acheteurs de maisons qui achètent pour la première fois en 2017 que n’importe quelle règle gouvernementale jusqu’à ce jour… Cette mesure devrait empêcher environ 20 pour cent d’acheteurs débutants d’obtenir des prêts hypothécaires cette année », selon le Globe and Mail.

En gros, les acheteurs devront prouver qu’ils seront en mesure de payer des taux plus élevés quand ces taux augmenteront de quelques points. C’est comme si votre société de carte de crédit vous faisait soudainement payer un taux plus élevé, juste parce que les taux pourraient atteindre ce niveau dans quelques années.

Cela ne coûtera pas plus cher aux acheteurs de maisons, mais ils devront revoir leurs attentes à la baisse et se contenter de maisons dans les banlieues plutôt que de maisons dans un centre urbain en plein essor.

En raison des nouvelles règles du gouvernement, certains prêteurs alternatifs ont suspendu leurs activités.

La dette des ménages au Canada a atteint un niveau record et 70% de cette dette des ménages est une dette hypothécaire, selon le Huffington Post. Les personnes dont les paiements hypothécaires et autres factures représentent 40 pour cent de leurs revenus ne peuvent obtenir d’assurance hypothécaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement ou par le biais d’assureurs privés.

Un grand nombre de mes clients se tourne vers un prêt alternatif pour diverses raisons. Certains ont des scores de crédit qui sont loin d’être parfaits. D’autres sont des travailleurs indépendants, ce qui complique l’admissibilité à un prêt bancaire. Les nombreux immigrants du Canada sont confrontés à des difficultés similaires lorsqu’ils essaient d’acheter une maison.

J’ai rejoint le secteur du financement alternatif quand il était encore relativement méconnu. Aujourd’hui, en partie à cause des conditions de marché plus strictes, il existe de nombreux prêteurs alternatifs. Leur part du marché canadien des prêts hypothécaires résidentiels a doublé au cours des dix dernières années.

J’ai créé deux entreprises dédiées à ce marché immobilier mal desservi. Immogranby est une société de financement immobilier qui fournit des prêts pour couvrir les coûts de construction d’une maison. Le prêteur hypothécaire privé Gestion Paquette, quant à lui, travaille avec des particuliers et des entrepreneurs. Chez Gestion Paquette, nous offrons des prêts hypothécaires privés de premier et deuxième rang et travaillons avec des emprunteurs qui ont été rejetés par les institutions financières ou qui ont reçu un préavis de 60 jours. Nous offrons également un financement privé pour les entrepreneurs en construction.

Le financement alternatif a été un coup de fouet pour les petites entreprises sous-financées et pour le domaine des biens de consommation, et il continue d’offrir des solutions réelles aux problèmes récurrents du secteur du prêt hypothécaire.

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